EQUIPE DE FRANCE FFSA CIRCUIT

10/06 - L’Equipe de France tire un feu d’artifice des Pays-Bas jusqu’en République Tchèque

Arthur Pic © DPPI

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Le week-end dernier a été faste pour les pilotes de l’Equipe de France FFSA Circuit. A Brno, avec deux poles positions, deux victoires et deux meilleurs tours en course, Arthur Pic a laissé des miettes à ses adversaires en Formula Renault 2.0. Chez la grande sœur de la Formula Renault 3.5, Nathanaël Berthon a renoué avec le podium et à Zandvoort Jean-Eric Vergne a signé un exploit retentissant aux Masters de Formule 3.

La lecture des prestations des trois membres de l’Equipe de France FFSA Circuit engagés dans une compétition le week-end dernier était aussi facile que la prononciation de leurs points de chute, Brno et Zandvoort, est ardue pour la langue de Molière. La capitale de la Moravie accueillait respectivement les 3ème et 4ème rendez-vous des Formula Renault 2.0 et 3.5. A un coup d’accélérateur d’Austerlitz, l’Empereur Pic a remporté une victoire éclatante sur les armées Estonienne et Britannique dont les généraux, Kevin Korjus et Luciano Bacheta, ont vu leur avance au championnat voler en éclat. Arthur a méthodiquement pilonné ses adversaires sur tous les fronts, qualifications et courses, et est reparti de Brno en triplant son capital (de 15 à 45 points) et en divisant par deux l’écart qui le séparait du leader, Kevin Korjus (de 42 à 24 points). « C’est le week-end parfait ! » sourit le benjamin de l’Equipe de France FFSA Circuit, « Nous avons pris le temps de bien apprendre le circuit lors de la première séance et après j’ai pu attaquer autant que je voulais. J’avais une avance confortable au début de la première course car il y avait une grosse bagarre derrière moi et j’ai pu m’échapper assez facilement. »

Dans la seconde manche, Alex Riberas ne laissait aucun répit à Arthur mais le pilote Tech1 Racing creusait patiemment une avance nécessaire et suffisante (deux secondes) pour contrôler les évènements avec sérénité et remporter son troisième succès en six courses. « L’auto était parfaite. On a trouvé des réglages sensationnels et j’espère qu’ils seront transposables sur tous les circuits, » poursuit Arthur, « La base est bonne et on affine les réglages en fonction des spécificités du circuit. De plus, au sein de Tech1 Racing, les trois pilotes travaillent en harmonie. »

Dans la catégorie reine des World Series by Renault, la Formula Renault 3.5, Nathanaël Berthon parvenait quant à lui à tordre le cou au chat noir qui le poursuivait depuis deux meetings. « Nous avons toujours été performants, mais à Spa-Francorchamps je perds le bénéfice de la première ligne en prenant un mauvais départ puis en me faisant percuter, et à Monaco j’étais souffrant, » justifie l’Auvergnat pour expliquer des prestations avares de points. Mais dans la ville du père de la génétique moderne (Gregor Mendel) Nathanaël a prouvé que le manque de réussite ne se transmettait pas d’une course à l’autre. « Les qualifications se sont bien déroulées et à ma grande satisfaction j’ai pris un bon départ ! J’étais bloqué derrière Salaquarda, en 3ème position, mais mon écurie a choisi la meilleure des stratégies en me laissant en piste deux tours de plus que lui avant nos pit stops respectifs. J’ai gagné une seconde par tour et suis ressorti devant lui. Je me sens très à l’aise pendant les pit stops, et de plus en plus confiant dans les départs qui étaient mes deux inquiétudes du début de saison. »

Le prochain rendez-vous des World Series by Renault se tiendra à Magny-Cours, du 18 au 20 juin. « Je suis très motivé pour Magny-Cours où il faudra essayer de faire la même chose qu’à Brno devant notre public, » s’enthousiasme Arthur Pic, « Si on continue comme ça, on reviendra rapidement sur la tête du championnat. Le titre est de nouveau un objectif réaliste ! »

L’optimisme est le même pour Nathanaël qui espère avoir mangé son pain noir. « L’ambiance est bonne dans l’écurie. Elle sait que je n’ai pas toujours eu de la réussite mais elle voit aussi que la performance est là. Magny-Cours ne sera pas ma dernière chance de viser le titre. J’ai 26 points de retard et on peut en marquer 30 dans un week-end. On entrera dans la deuxième moitié du championnat après la première course de Magny-Cours ! »

A 1000 kilomètres de là, Jean-Eric Vergne était à 1000 lieues de penser qu’il serait l’auteur d’un petit exploit. Le pilote de Pontoise bouclait les essais libres des Masters de Zandvoort à plus d’une seconde des meilleurs et constatait que les points négatifs faisaient pencher la balance en sa défaveur. « C’est vrai, Carlin n’a jamais fait de grandes choses avec les pneus Kumho que nous devons utiliser aux Masters et je ne connaissais pas le circuit. J’ai revu mes ambitions à la baisse après les essais libres… » observe le pilote de l’Equipe de France FFSA Circuit. En 50 minutes d’essais, il était très ambitieux de renverser le cours de l’histoire, mais pas en deux heures ! « Nous avons énormément modifié les réglages de la voiture : suspension, pneus, aéro, tout y est passé. A la fin de la première qualification, mon retard était passé de 1,2 secondes à 2 dixièmes. Dans la seconde séance, nous avons pris le pari de partir avec le minimum d’essence et de ne faire que deux tours lancés. Mais j’ai été bloqué dans le dernier virage, j’ai perdu trois dixièmes et les drapeaux rouges ont ensuite interrompu la séance ! »

Huitième sur la grille de départ, Jean-Eric se catapultait à la 4ème sous le drapeau à damier malgré le piège d’une averse en début de course. Au passage, il signait le meilleur tour en course qui lui valait de soulever un trophée fort de symbole pour un représentant de la Formule 3 anglaise qui n’avait jusqu’à présent jamais réussi à rivaliser avec son homologue des F3 Euro Series. « Le podium était à ma portée mais un retardataire m’a pris pour un adversaire alors que j’étais en bagarre avec Wittman et Mortara qui étaient 3ème et 4ème ! Mais le point positif des Masters est que l’on avait une excellente vitesse de pointe et qu’en partant de zéro nous avons réussi à faire quelque chose d’inédit. »

L’histoire prétend que le patron de l’écurie éponyme de Jean-Eric, Trevor Carlin, ainsi que son partenaire Red Bull, ont été vivement impressionnés. Il y a des courses qui font date dans la carrière d’un pilote et celles de Brno comme de Zandvoort sont à marquer d’une pierre blanche pour les tricolores de l’Equipe de France FFSA Circuit.

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